Source : INSTITUTE FOR SECURITY STUDIES (ISS Today), article de Dawit Yohannes, Meressa K Dessu, Tamrat Zeyede Haile, Edknowledge Mandikwaza et Emmaculate A Liaga · Publié le 3 septembre 2026 · Licence : Creative Commons 4.0 International (reproduction intégrale soumise à autorisation de l’ISS — citation courte et renvoi à la source) · Consulter la source
Ce que dit la source
L’Institute for Security Studies analyse le rapport du Secrétaire général des Nations unies sur la révision des opérations de paix, remis le 22 juillet 2026, qui formule quinze priorités et quarante-sept recommandations. Les auteurs rappellent que le continent africain accueille environ la moitié des opérations de maintien de la paix de l’ONU et fait face à des conflits aigus, notamment au Soudan, au Sahel, dans l’est de la République démocratique du Congo et en Somalie. Selon eux, le rapport réaffirme la protection des civils comme priorité transversale, plaide pour des mandats resserrés, assortis d’objectifs limités dans le temps et alignés sur les ressources disponibles, et reprend deux demandes africaines de longue date : la mise en œuvre de la résolution 2719 (2023), qui prévoit un financement à 75 % des opérations conduites par l’Union africaine sous mandat onusien au moyen de contributions obligatoires, et un système multilatéral plus représentatif. Les auteurs relèvent aussi des limites : le rapport ne traite pas suffisamment de la « crise du consentement » des États hôtes — citant les difficultés rencontrées par les missions en RDC et en Somalie —, ne tranche pas la question de savoir qui doit assumer l’imposition de la paix et la lutte antiterroriste, et ne prévoit pas de mécanisme de suivi. Ils soulignent enfin que la crise de financement, avec des coupes de près de 500 millions de dollars pour le maintien de la paix et de 96,3 millions pour les missions politiques spéciales, ainsi que le rapatriement de milliers de casques bleus depuis fin 2025, contredisent l’appel du rapport à aligner les mandats sur les ressources.
Note de cadrage DYNAPAD
Ce document importe pour la région parce qu’il éclaire l’arrière-plan budgétaire et politique de la discussion en cours sur la MONUSCO : le débat sur l’extension éventuelle de la mission à la vérification du cessez-le-feu au Sud-Kivu ne se joue pas seulement sur le droit du mandat, mais aussi sur des moyens en contraction. Ce que nous en retenons : la « crise du consentement » évoquée par les auteurs recouvre une question de souveraineté que DYNAPAD-RDC prend au sérieux — un État hôte est fondé à définir les conditions d’une présence étrangère sur son sol, et la difficulté commence lorsque ce droit se heurte à l’obligation de protéger les civils. Il faut distinguer ici le fait établi — le contenu du rapport, les montants des coupes budgétaires, le rapatriement de contingents — de l’appréciation des auteurs sur les chances de mise en œuvre, qui relève de l’analyse et non du constat. L’articulation entre initiatives africaines et opérations onusiennes, que le rapport aborde par la résolution 2719, rejoint directement notre axe de coopération régionale.
Proposition générée automatiquement le 5 septembre 2026. Conforme à la charte éditoriale sous réserve de la relecture du rapporteur.